
(Le Matinal 18/10/2012)
Nous apprenons que le Secrétaire général confédéral de la Cgtb, Monsieur Pascal Todjinou vient d’être écroué au fallacieux motif de défaut d’assurance de son véhicule, après un accident de la circulation dans lequel, il serait impliqué. Même si l’accident en question n’a entraîné que des dégâts matériels, il ne saurait être question d’ignorer que circuler avec un véhicule sans assurance, ne puisse pas être encouragé
L’opinion est néanmoins surprise qu’un tel événement ait été traité avec une telle célérité qu’en quelques heures, Monsieur Pascal Todjinou ait été placé en garde à vue, puis envoyé en prison, comme s’il s’agissait d’un dangereux criminel depuis longtemps recherché par la police et la justice. En vérité, il n’y a aucune surprise à cette situation. Il s’agit simplement de la mise en œuvre méthodique des principes de la gouvernance de Yayi et de ses soutiens Fcbe-Rb. Il s’agit pour eux de redoubler de détermination pour intimider les démocrates et toutes les organisations qui osent encore ne pas être d’accord avec eux. Ainsi, s’étalent aux yeux de tous, les véritables intentions du gouvernement, engagé dans des négociations avec des partenaires sociaux qu’il serait plutôt heureux de voir derrière les barreaux. Au lieu d’intimider et de harceler les syndicalistes, le Gouvernement devrait se donner d’autres priorités et travailler réellement pour la justice, pour la paix et pour le développement.
L’Union fait la Nation considère que notre Justice devrait se donner aussi d’autres priorités. Pourquoi les complices et commanditaires du groupe Icc Services, placés aux niveaux les plus élevés de l’Etat, continuent-ils de parader en toute liberté, alors que leurs mandants et exécutants se meurent en prison ? Pourquoi, le dossier Cen Sad reste-t-il sans suite ? Pourquoi le dossier de l’avion présidentiel ne pourrait pas faire l’objet d’une attention plus poussée de notre Justice ? Pourquoi notre justice reste-t-elle si timide face aux assassinats commis au sein des Coopérateurs des Périmètres d’Aménagement Rural de Tatonnounkon ? Les animateurs de notre système judiciaire peuvent-ils, en toute honnêteté, prétendre ne rien savoir de l’environnement social, politique et psychologique de l’exercice de leur profession ?
Il faut libérer immédiatement Pascal Todjinou. Les conditions de sa mise en détention, au-delà de toutes les arguties pseudo-juridiques, font de Pascal Todjinou un prisonnier politique. Il s’agit d’un complot contre les libertés, contre la démocratie, contre le Peuple.
L’Union fait la Nation met le gouvernement et son Chef en garde contre leur propension à mystifier l’opinion en professant des vertus dont ils n’ont cure dans leurs pratiques quotidiennes. Ce comportement politique ne trompe plus personne.
L’Union fait la Nation en appelle à la vigilance de notre Peuple et de sa jeunesse. La dictature se nourrit du silence. Chaque arbitraire, chaque déviance politique, chaque acte de nature à renforcer le déni de justice et l’instrumentalisation des institutions à des fins inavouées, doivent être combattues vigoureusement.
Les combattants de la liberté triompheront des bassesses et autres manœuvres indignes !
Libérez Pascal Todjinou !
Cotonou, le 17 0ctobre 2012
Le Coordinateur Général,
Lazare Sèhouéto
AGIR ENSEMBLE ~ ACT TOGETHER
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