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mardi 31 juillet 2012

Abdoulaye Bio Tchané au sujet de la situation économique nationale : « Ce qui nous arrive n’est pas une fatalité, des solutions existent »


(Le Matinal 31/07/2012) 


Le président Abdoulaye Bio Tchané a apprécié la situation socio-économique nationale hier, lundi 30 juillet au cours d’un entretien accordé à la presse à son domicile. Selon l’ancien candidat à la présidentielle de 2011, le Bénin traverse une crise face à laquelle le gouvernement est « incapable d’apporter des solutions ». Mais il a rassuré les populations de sa détermination à les soutenir en ce moment difficile, à travers diverses actions. Lire l’entretien.

Le Matinal : Président Abdoulaye Bio Tchané, nous sommes à la veille du 1er août, fête nationale du Bénin, que vous inspire ce 52ème anniversaire ?

Abt : Bonjour ! Je suis tout aussi heureux de vous recevoir. Je pense que nous devrions tous, en tant que Béninois, être fiers de célébrer 52 ans de notre indépendance. Ce n’est pas rien, nous avons célébré, il y a deux ans déjà le cinquantenaire, et c’était déjà à mon sens un nouveau départ. Il faut que nous saisissions cette occasion aussi pour revisiter tout ce que nous avons fait et relancer notre pays. C’est pour cela que je dis que je suis fier que nous célébrions 52 ans. Mais en même temps, 52 ans, c’est un appel à de nouvelles résolutions. Cela dit, je souhaite bonne fête à toutes les Béninoises et à tous les Béninois.

Quelle lecture faites-vous de la situation socio-économique et politique du pays ?

J’ai récemment visité de nombreuses localités de notre pays, notamment Placodji, Ifangni, Kétou, Dangbo, Abomey, Sèmèrè, Djougou, Parakou, Banikoara, Gogounou pour ne citer que celles-là. Partout, j’ai vu les conditions difficiles dans lesquelles vivent nos compatriotes. J’ai souvent vu la pauvreté et j’ai parfois rencontré la précarité. Nous sommes tous d’accord, gouvernement, opposition et société civile, sur le fait que cela ne peut pas continuer. Il faut donc apporter des solutions. A ce sujet, il me semble évident que si le gouvernement avait les solutions, il les aurait déjà mises en œuvre. Comme vous tous, je constate malheureusement que le gouvernement est dans l’incapacité d’apporter des solutions à ces problèmes. Et c’est pour cela que j’ai suggéré, il y a quelques mois, qu’ensemble, tous les acteurs politiques, la société civile et tout Béninois qui a une opinion, puissent venir apporter leurs solutions, faire des propositions, les confronter à ce que pensent les autres, autour de ce que j’ai appelé une conférence nationale sur les réformes économiques. Je crois, au regard de la situation actuelle, que c’est plus qu’opportun qu’on aille dans ce sens. Bien entendu, j’ai mes propres propositions, mais je voudrais les confronter avec celles des autres Béninois qui sont tout aussi intelligents, étant donné que nul ne saurait détenir, à lui tout seul, les solutions idoines. Et c’est en cela que je souhaite vivement que le gouvernement prenne au sérieux cette initiative que je suggère.

C’est vrai que le pays vous tient à cœur, mais d’aucuns vous reprochent souvent de ne pas être présent sur le territoire national et sur la scène politique. Que répondez-vous à cela ?

J’espère que ce n’est pas très souvent et qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui le disent. D’abord parce que je vis désormais au Bénin, j’y travaille et dans le même temps, je voyage beaucoup à l’intérieur du pays. Je vous ai cité tout à l’heure quelques localités que j’ai sillonnées récemment et je vais continuer par le faire, parce que je veux connaître un peu plus les préoccupations des béninois. Je veux qu’ils m’écoutent aussi, et ça, on ne peut pas le faire en étant tous les jours à Cotonou ou sur les médias pour commenter l’actualité politique. Je crois que chacun doit jouer son rôle. Certains s’arrogent les rôles des autres, mais moi je veux rester dans le mien qui est celui d’un acteur de développement. Et c’est pour cela que je préfère être là où on peut écouter les Béninois, les comprendre et leur apporter des solutions. Encore une fois, ma priorité, c’est d’apporter des solutions, et c’est là le sens de mon engagement politique.

Votre mot de fin, Monsieur le Président.

Je voudrais exprimer ma solidarité à l’endroit de nos compatriotes qui traversent actuellement une crise socio-économique difficile. Je veux dire à tous ceux qui désespèrent que ce qui nous arrive n’est pas une fatalité. Des solutions existent, et il nous faut rester confiants en l’avenir. Restons fidèles à la devise du Bénin : cultivons la Fraternité, encourageons la Justice et mettons-nous résolument au Travail. Bonne fête de l’Indépendance à toutes et à tous, et que Dieu nous bénisse !

Propos recueillis par AT


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